Conséquences de la guerre des monnaies

Conséquences de la guerre des monnaies

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En septembre 2010, Guido Mantega, le ministre des Finances du Brésil, a accusé les États-Unis de mener une « guerre monétaire ». À l’époque, le real brésilien s’échangeait à environ 1,71 real par dollar et l’économie mondiale tentait encore d’évaluer l’ampleur de la grande récession. Les États-Unis semblent avoir été en quelque sorte un bouc émissaire, étant donné qu’à l’époque, de nombreux gouvernements du monde entier tentaient de déprécier leur monnaie afin de gagner en compétitivité sur les marchés internationaux.

Près de trois ans plus tard, il semble que le triomphe apparent du Brésil dans la guerre monétaire n’a été que de courte durée. Vendredi dernier, alors que le real s’est déprécié à environ 2,44 reals pour un dollar, la banque centrale du Brésil a déclaré qu’elle lancerait un programme d’intervention monétaire destiné à réduire la volatilité du marché des changes brésilien. La déclaration de la banque démontrait que l’objectif du programme était de fournir une couverture de change au profit des agents économiques ainsi que des liquidités sur les marchés de devises. L’affaiblissement du real peut effectivement avoir aidé les exportations brésiliennes au cours des trois dernières années puisqu’elles ont augmenté de 10 % environ depuis septembre 2010. Toutefois, il semble que cela se soit accompli pour un coût qui ne se limite pas à la volatilité. Par exemple, les compagnies aériennes brésiliennes ont demandé le soutien du gouvernement en raison de la flambée des prix des carburants.

L’examen des conséquences de la guerre des monnaies fait ressortir que la violence monétaire ne constitue parfois pas une solution, et que l’abaissement des barrières physiques aux échanges commerciaux est inévitable en dernier recours.


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