Réduire la recession économique

Réduire la recession économique

recession bourse


Mercredi dernier, de nombreux investisseurs attendaient la déclaration sur les taux du Comité fédéral de l’open market (FOMC), en espérant qu’elle constituerait un premier pas de la Fed en faveur d’une normalisation de sa politique monétaire. Après une période sans précédent de 57 mois durant laquelle le taux de la Fed a été fixé à un niveau ultra-expansionniste de 0,25 % (et après trois programmes d’assouplissement quantitatif), il semblait que l’expansion monétaire remplissait son rôle dans l’histoire macroéconomique américaine ou, du moins, qu’elle est sur le point de le faire bientôt.
L’annonce sur les taux nous a appris que le programme d’achats mensuels de 85 milliards de dollars se poursuivrait sans réduction. L’annonce était ainsi formulée : « le comité a décidé de poursuivre l’achat de titres supplémentaires adossés à des hypothèques d’agences gouvernementales à un rythme de 40 milliards de dollars par mois et des titres du Trésor à plus long terme à un taux de 45 milliards de dollars par mois », tout en ajoutant que « ces actions devraient maintenir une pression à la baisse des taux d’intérêt à plus long terme, soutenir les marchés hypothécaires, et contribuer à rendre les conditions de financement plus accommodantes sur un plan général ».

L’annonce a suscité une réponse spontanée sur pratiquement tous les marchés financiers. La courbe des rendements obligataires américains a exprimé ses attentes pour l’avenir des « conditions de financement accommodantes » en s’aplatissant immédiatement à 21 h, lors de la publication de la déclaration ; la portion à court terme de la courbe diminuant le plus étant donné que les rendements obligataires américains à 5 ans ont perdu 9 points de base environ à 1,5 %.

Les plus longs termes ont été moins touchés par le report à brève échéance de la diminution puisque les rendements à 10 ans ont perdu 6 points de base environ à 2,76 %. Les marchés boursiers, d’autre part, ont applaudi la prolongation de prêts à des taux avoisinant zéro pour cent ; l’indice composite Nasdaq a progressé d’environ 0,7 %, établissant un nouveau record de 3 767 points dans ce contexte postérieur à l’éclatement de la bulle. Un scénario quasiment identique a été enregistré par les indices du S&P 500 et du Dow Jones Industrial Average. Les indices ont continué à progresser au cours de l’heure suivante. Les cours de l’or au comptant ont suivi une tendance similaire, puisqu’ils ont gagné 2,5 % environ pendant les 10 minutes entre 20 h 55 et 21 h05.

Le jugement de la Fed peut être considéré comme solide puisque les données de l’Agence américaine de statistiques du travail montrent qu’en dépit d’une réduction du taux de chômage, c’est également le nombre de personnes participant au marché du travail qui affiche une baisse. De même, les billets libellés en dollars américains qui sont injectés dans le marché ne semblent pas induire jusqu’à présent de forme importante d’inflation. En ce sens, il est difficile de critiquer la décision de ne pas procéder à une diminution au motif que l’assouplissement quantitatif a besoin d’être resserré d’une quelconque manière.

Débuter dans le trading sur les options binaires

imhottep
imhottep

Leave a Comment