Des choix difficiles et des situations inévitables

Des choix difficiles et des situations inévitables


Le dilemme de la Fed était assez semblable à celui auquel fit face le général chinois Han Xin il y a 2 000 ans. Lorsqu’il a choisi le lieu où affronter l’ennemi, il a placé ses soldats dos à la rivière, rendant toute retraite impossible. Cette décision a offert aux soldats de Han Xin un choix désagréable entre se faire massacrer et attaquer l’ennemi vaillamment. Si nous considérerions Han Xin et ses soldats comme faisant un, ce qui vient d’être mentionné peut être considéré comme une manifestation ancienne de ce que les économistes appellent un « dispositif d’engagement ».

Un dispositif d’engagement est un choix qui a été fait au début d’une série de décisions et qui est conçu pour modifier vos propres incitations, l’obligeant à agir à l’encontre des objectifs à court terme, créant ainsi une menace fiable plutôt qu’une qui aurait été autrement peu fiable.

Dans l’esprit d’un théoricien d’un jeu, un dispositif d’engagement peut être mis en œuvre dans le cadre d’une partie à un seul joueur et en deux étapes. Les possibilités de la deuxième étape sont le résultat du choix effectué lors de la première étape.
D’une part, nous pouvons considérer le choix de la première étape comme une contrainte, comme une option qui est dramatiquement mauvaise, comme le fait de ne pas attaquer l’ennemi lorsque vous êtes dos à la rivière, ce qui rend les autres choix bien meilleurs en comparaison.

D’un autre côté, nous pouvons garder une approche naïve et ne pas nous référer au choix de la première étape comme étant coercitive. Nous pouvons supposer que le joueur a le choix entre deux possibilités. La plus intéressante des deux alternatives, selon le joueur, c’est aussi celle qu’il n’avait pas envie de finir par avoir lorsqu’il a agi lors de la première des deux étapes de la partie.

Compte tenu de ces faits, la partie peut être réduite à sa première étape, en sachant qu’à ce stade le joueur choisit entre la « contrainte », ce qui revient à l’obliger à emprunter la voie qui est la plus souhaitable, et la « non-contrainte », qui aboutit à la deuxième meilleure alternative.

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